Fraude : comment se protéger ?

Dans un contexte de recrudescence du risque de fraude, liée à la crise du Covid-19, revisiter les basiques du contrôle interne et les renforcer au regard de la nouvelle organisation sont devenus des impératifs clés.

Les outils numériques permettent, malgré la crise, de rester connectés et de poursuivre certaines activités professionnelles . Mais ce contexte crée des opportunités pour les fraudeurs . Si l'on analyse la situation au regard de la théorie du triangle de la fraude - chère au criminologue Donald Cressey -, on remarque une augmentation des risques dans une période où l'entreprise se concentre sur sa continuité d'exploitation : pression sur les résultats, perte de repères de certains employés, du fait du travail à distance et de l'éloignement, pouvant les conduire à « franchir la ligne jaune ».

De nouvelles opportunités se profilent aussi si la réorganisation de l'entreprise conduit à relâcher la vigilance sur les principes de séparation des tâches et la réalisation de contrôles. Enfin, le facteur de rationalisation intervient chez tous ceux qui se disent : « Je rembourserai après la crise, je n'ai pas le choix, je dois présenter de bons résultats pour garder mon emploi. » Dans ce contexte, le contrôle interne et la sensibilisation sont structurants.

Des risques multiples

Revisiter les basiques du contrôle interne et les renforcer au regard de la nouvelle organisation pour s'assurer de leur robustesse afin de prévenir et détecter la fraude , la corruption et autres pratiques non éthiques sont devenus des impératifs clés. Mais, au-delà de cette revue, des tests et des audits ciblés sur les zones fragiles sont-ils réalisés ? Nombre d'entre eux peuvent être effectués à distance.

Parmi les zones de vulnérabilité classiques : les processus d'achat et de choix des fournisseurs, de trésorerie, de ressources humaines, etc. Ainsi, l'urgence d'approvisionnement peut inciter à recourir à des fournisseurs non référencés, à contourner certaines procédures présentant des risques critiques. Pour s'en prémunir, l'entreprise a-t-elle revisité les seuils d'autorisation et de contrôles et leur fréquence, identifié les départements en sous-effectifs et redéfini les modalités d'approbation et de contrôle ? Une surveillance régulière des modifications de coordonnées fournisseurs et une analyse de données sur les transactions à risque pour détecter des atypismes ont-elles été développées ?

Côté ressources humaines, la mise en place du chômage partiel et la baisse d'activité modifient les montants des rémunérations - y compris des variables -, entraînant des risques spécifiques, tels que la déclaration de résultats fictifs aux fins de conserver un bonus. Pour la trésorerie, les risques sont divers : règlement urgent sans sous-jacent économique, maquillage d'opérations frauduleuses en « divers », non-détection de transactions frauduleuses, etc.

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