Risque financier global : Nouveaux enjeux à la trésorerie, ...nouveaux savoir-faire.

La gestion des risques et la gestion de trésorerie sont très souvent considérées comme deux métiers différents, alors que la gestion des risques financiers au sens large, impactent les décisions financières stratégiques des entreprises et leur gestion opérationnelle au quotidien. De plus en plus, les fonctions requièrent des profils à fort potentiel au sein de la Direction Financière et de la Trésorerie.

Ces nouveaux talents ont pour mission d’identifier et quantifier les différentes natures de risque afin d’élaborer une stratégie de maîtrise de leurs impacts sur le résultat financier de l’entreprise. Ils devront contribuer à la stratégie financière par leur apport à l’élaboration du business plan, du budget et des prévisions de trésorerie à court, moyen et long terme.

 

La gestion globale des risques repose sur :

  • L’identification des risques
  • la fixation de limites de risque (seuils de stress tests à minima)
  • la mesure des risques
  • l’analyse des résultats (au regard des seuils fixés)
  • les mesures d’atténuation du risque
  • Le backtesting, c’est-à-dire la vérification des estimations a posteriori.

 

Le risque de marché est le risque de perte résultant d’une fluctuation de la valeur de marché des positions d’un portefeuille d’actifs ou de dette imputable à une modification de variables du marché, telles que les taux d’intérêt, les taux de change, le cours d’actions et des matières premières, ou à la qualité de crédit d’un émetteur ou d’une contrepartie.

La plupart de ces risques sont interdépendants, ce qui rend leur mesure délicate et nécessite de requérir à des modèles adaptés selon les situations. Les compétences d’un profil expert semblent dorénavant indispensables pour analyser correctement la situation et utiliser au mieux les modèles selon les instruments utilisés en couverture et la nature du risque. (1)

En effet, il sera, par exemple, peu recommandé de se contenter d’un double stress test sur les données de taux puis sur les données de change pour évaluer une stratégie de couverture multirisque. Cette situation est courante dans les groupes aux activités internationales exposées aux risques de taux et de change, à plus forte raison, sur des marchés à forte volatilité. La méthodologie comporte des biais faciles à contourner avec des modèles plus pertinents tels que la VaR, la CVaR ou la Cashflow at Risk, pour peu qu’ils soient maîtrisés par les équipes ou bien intégrés dans les logiciels de trésorerie.

Cette double compétence recherchée dans la trésorerie et le contrôle des risques sera sous l’entière responsabilité de la Direction Financière. C’est cette dernière qui portera l’enjeu de collecter des informations fiables au sein du groupe, d’informer et de conseiller les comités de direction et exécutif, les investisseurs, les auditeurs et de communiquer les états financiers de l’entreprise.

 

Encore aujourd’hui, cette double compétence nécessite plusieurs profils au sein des équipes ou une expertise externe. Cette dernière option est limitée par la nécessité d’intégrer et d’ajuster l’atténuation du risque global dans les décisions quotidiennes et d’évaluer en amont leurs impacts. Toutefois, la gestion des risques et de la trésorerie est largement facilitée par la technologie avec une offre de logiciels spécialisés. Ces derniers permettent de modéliser les stratégies et les bonnes pratiques pour mieux sécuriser les processus en place et contrôler les risques supportés par l’entreprise.

 

On regrettera que les applications de trésorerie généralistes n’apportent qu’une vision cash des opérations financières et de marché, et qu’elles ne couvrent que partiellement la gestion globale des risques et son impact financier et comptable. Elles n’abordent pas ou peu la vision stratégique nécessaire aux directions financières.

La solution idéale doit être en mesure d’assister la direction financière et  la trésorerie dans le pilotage de sa stratégie, de ses covenants et proposer une évaluation de son risque de liquidité et fournir les leviers de décision. Une solide montée en compétence de l’équipe interne de la trésorerie alliée à des outils spécialistes est la bonne formule à retenir pour prémunir son entreprise contre une perte de compétitivité et une dégradation de son résultat financier.

C’est pourquoi au-delà de la technologie, c’est bien l’expérience des équipes d’un éditeur et son approche personnalisée qui feront toute la différence au quotidien, dans la production des états d’analyse des risques et dans la gestion opérationnelles des opérations financières et de marché sur le long terme.

 

 

Certains éditeurs font figure de pionnier dans l’accompagnement des directions financières et des trésoreries dans leur gestion des risques. En effet, ces logiciels complètent l’offre existante de solutions de cash management et de paiements du marché et elles apportent un véritable savoir-faire au sein des équipes de trésorerie.

 

Ces logiciels spécialisés, en mode SaaS et On premise, viennent compléter les outils de trésorerie en place, remplacer les fichiers Excel, souvent peu fiables et dépendants de leurs utilisateurs, et les services de cabinets externes, moins flexibles pour piloter une information en temps réel.

L’agilité que nécessitent la consolidation et l’analyse des informations en temps réel, rend de moins en moins justifiable ces lacunes qui ont un impact sur la stratégie et le résultat financier de l’entreprise. Le contrôle des risques ne peut plus reposer sur une expertise externe à l’entreprise. Elle doit s’appuyer également sur des solutions métiers qui apportent une fiabilisation de l’information, réduit les délais d’analyse et de prise de décision, et de façon plus opérationnelle, diminuent les délais de clôture, les sources d’erreurs et offrent, in fine, une vision globale des risques de marché, de liquidité et de contrepartie.

En outre l’expertise des éditeurs dans ce domaine, facilitent la montée en compétence des équipes de trésorerie.

Depuis plusieurs années, c’est ce virage qu’empruntent les entreprises puisqu’environ 75% des membres des conseils d'administration constatent une augmentation du temps consacré à la gestion des risques. 58 % précisent que le phénomène s'accompagne d'une augmentation des dépenses dédiées au « risk management " (3).

 

 

 

Il n’y a pas de « bon moment » pour démarrer sa formation et son projet de gestion des risques ou pour choisir une solution qui viendra idéalement compléter les logiciels de trésorerie et les ERP en place.

Bien que les auditeurs et les commissaires aux comptes recommandent régulièrement aux entreprises de s’équiper de solutions de gestion des risques pérennes et indépendantes, ce type de projet se heurte fréquemment au manque de perspective ROIste, alors que l’approche qualitative (par la fiabilisation et la sécurisation des données) apporte une meilleure information et de la rentabilité aux fonctions commerciales de l’entreprise, ainsi qu’à la direction pour piloter ses projets à court, moyen et long terme. La mise en place de telles solutions apporte une meilleure communication et surtout, une optimisation  des  taux de change garantis et un meilleur accès à des facilités de financement abordables au sein d’un groupe.

Une fois le portefeuille d’actifs et de dette repris dans le logiciel dédié par l’éditeur sélectionné, il ne faut que quelques jours pour recetter les interfaces et les échanges avec le système d’information en place et commencer un monitoring global du risque de l’entreprise.  En effet, cette vision est obtenue par l’intégration des budgets et du disponible bancaire (solde des comptes, compte rémunérés, échelles d’intérêts…), associés aux reportings métiers proposés par votre expert de la gestion des risques.

 

Le bénéfice de telles solutions est immédiat au regard des enjeux financiers, et largement justifié par les coûts cachés qu’engendre une mauvaise maîtrise des risques et du besoin de financement de l’entreprise. De la perte de temps, à la mauvaise qualité de l’information ou à la production d’états comptables lacunaires, à la perte d’image ou aux pertes financières toujours peu ou mal évaluées, les désagréments sont nombreux. Ils peuvent néanmoins être évités par la mise en œuvre d’une solution experte dédiée à la gestion globale des risques.

 

Pour conclure, le sujet doit être considéré et porté conjointement par toutes les équipes, de la direction financière et de la trésorerie, en passant par la comptabilité et le contrôle de gestion, la consolidation, la DSI, et bien entendu le CODIR et le COMEX (concernés, in fine, par la validation des reportings de gouvernance).

 

 

  • Voir notre infographie sur la cartographie des risques.
  • Lire notre sujet sur les solutions SaaS, Cloud etc.
  • Enquête mondiale réalisée par l’EIU (The Economist Intelligence Unit) pour le cabinet d'avocats Clifford Chance.

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CET ARTICLE A ÉTÉ POSTÉ AVEC LES TAGS: besoin de financement, CFaR, Cloud et SaaS, covenants bancaires, CVaR, Risques financiers, dette nette, direction financière, risque de liquidité, risque de marché, risque financier global, risque financier prévisionnel, Trésorerie, VaR

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